Thé à la menthe.
Ne vous réjouissez pas trop vite , ce n’est pas un privilège ni un droit de plus que vous allez avoir, non c’est un devoir , pour une fois !. Alors ! Au boulot !
Savez vous, que la préparation du thé est essentiellement une affaire d’hommes ?
Il revient donc, au maître de maison d’en assumer l’intégralité de la charge.
Chacun de vous y apportera son empreinte personnelle.
Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, un bref rappel historique.
C’est la Reine Anne d’Angleterre qui introduit le thé au Maroc.
Voulant attendrir le Roi Moulay Ismail à la fin du 17 em siecle quant au sort des prisonniers de guerre Britanniques elle lui fait porter du Thé.
Ainsi le Thé devient l’objet d’une véritable cérémonie ; qu’il faut préparer selon les règles de l’art jusqu le faire présenter comme un symbole d’hospitalité.
Donc, les hommes, doivent veiller à ce que la préparation se décline en une succession de gestes précis.
Chose, importante ; la préparation doit se dérouler devant les hôtes, comme pour gagner leur confiance.
L’homme doit rassembler les accessoires nécessaires (appelés la darra) à l’opération.
Cette darra témoigne de l’opulence mais surtout du raffinement de la maison, ceci dit on n’a pas besoin de nager dans l’opulence, pour être fin.
L’Eau doit bouillir sur un, brasero délicatement (Oubliez la notion du temps pour un instant)
Les hôtes doivent humer les différentes essences, contempler la vapeur d’eau qui s’y dégage et entendre le chant de l’eau portée à ébullition.
Deux plateaux, couverts d’un voile sont disposés, le plus grand doit contenir la théière et les verres, le second pour les ingrédients : Thé verre de Chine, Pain de sucre de préférence celui habillé de son selham bleu sur lequel un blason rouge montre un tigre rouge trôner.
Une branche de menthe, chouya de sauge, de l’absinthe, de la marjolaine, et fleurs d’oranger.
Attention, un geste important, dosez le thé, en mesurant une quantité dans le creux de la main et jeter le tout dans la théière pour le rincer pour atténuer l’amertume.
Ensuite, ajouter de la menthe, le pain de sucre et l’eau bouillante.
Une fois le thé infusé, l’homme doit le goûter après l’avoir mélangé à l’aide d’un verre qu’il remplit et reverse plusieurs fois (opération appelée tachlila)
Enfin vient le moment tant attendu, une ou deux théières s’élèvent très haut au dessus des verres pour aérer et rafraîchir le thé et surtout former la razza (turban)
Maintenant à vous mesdames d’apprécier, ce breuvage mais vous devez impérativement accepter trois verres successifs ainsi le veut la tradition.
Si vous voulez en savoir plus n : un livre : l’art du thé au Maroc par Noufissa kessar raji ACR EDITION 2003.
la Menthe de mon jardin quelle parfum ,très belle machaALLAH,que de bon thé nous avons fais ensemble lol..
délicieux accompagné de biscuit ou gâteau moelleux le thé on s'en lasse pas du moins les marocain hum..